Réseau de Franchise : Transformer la Formation en levier business

Réseau de Franchise : Transformer la Formation en levier business stratégique 

 

Le digital learning ou elearning est massivement adopté par les entreprises en France : début 2026, c'est 87% des organisations qui ont intégré le e-learning à leurs dispositifs de formation.

Les réseaux de Franchise comptent parmi les entreprises pour lesquelles la formation en ligne change drastiquement la donne - c'est le meilleur moyen de maintenir un niveau de service et une expérience client homogènes dans l'intégralité du réseau, tout en améliorant sa marque employeur, et en maîtrisant les coûts de formation. 

 

Cas d'usage : Le formation du réseau chez Keep Cool

Keep Cool, réseau français de salles de sport en franchise, a dû repenser son système de formation interne en profondeur afin de répondre aux défis de son réseau de franchise :

270 clubs répartis sur tout le territoire, 300 collaborateurs à coordonner, 500 000 adhérents qui attendent un service de qualité… et un réseau qui continue de grandir en France, outre-mer et Belgique. 


Pour Keep Cool, réseau de salles de sport fondé en 2007, la question n'était plus de savoir si il fallait structurer la formation, mais comment le faire à grande échelle sans que ça devienne une usine à gaz.


Parce que former à distance grâce au e-learning c'est une chose, mais former efficacement tout en gardant l'esprit terrain, la proximité avec les équipes et la cohérence de la marque, c'est un tout autre défi !


Carla Montoya, 26 ans, Responsable Formation chez Keep Cool, raconte comment ils ont construit leur école de formation en ligne en misant intelligemment sur le digital learning

Un projet qui combine ambition RH, innovation pédagogique et pragmatisme opérationnel.


Le point de départ : un secteur bouleversé par la pandémie


Le secteur du fitness a vécu un véritable électrochoc avec la pandémie de Covid. Les salles ont fermé pendant des mois, les adhérents ont découvert le sport à domicile, les cours en ligne, les applis de coaching…

Résultat : quand les portes se sont ouvertes à nouveau, les attentes avaient changé... Chez Keep Cool, cette période a forcé à se poser les bonnes questions.
 

>> Comment transformer le sport en quelque chose qui accompagne les gens au quotidien, et pas juste un abonnement qu'on utilise trois fois en janvier (les fameuses bonnes résolutions) avant d'oublier sa carte au fond d’un tiroir ?
 

La réponse : une transformation profonde de la proposition de valeur ! Le sport ne se limite plus à 45 minutes sur un tapis de course, il devient un écosystème complet
 

Bien-être physique, mental, accompagnement nutritionnel, mindset, communauté… Keep Cool veut être présent dans le quotidien de ses adhérents, et pas seulement entre les murs du club.
 

Cette vision, Carla la résume bien : "L'enjeu, c'est de ne pas être présent uniquement en salle de sport pour pratiquer, mais d'être présent dans tout le quotidien des Français, dans un écosystème permanent de bien-être et de mindset."
 

Comment traduire cette ambition, concrètement, en interne ?


Et bien ça devient très concret côté RH : si on veut que les adhérents vivent une vraie expérience, différenciante, cohérente sur tout le territoire, il faut des équipes au taquet - 
des coachs sportifs qui ne se contentent pas de surveiller les machines, mais qui deviennent de vrais accompagnateurs, de vrais moteurs. 

Des responsables de club capables de créer une vraie communauté locale, des managers qui savent transmettre la culture, des franchisés alignés sur la vision du réseau...


Tout le monde doit être sur la même longueur d'onde.

Et ça, ça ne s'improvise pas, ça se construit… Par la formation.

 

Créer une école de formation : structurer ce qui existe déjà, en mieux


Avant la création de l'école de formation, Keep Cool formait déjà ses équipes. Comme beaucoup d'entreprises en croissance, ils avaient des contenus, des formations internes, des bonnes pratiques qui circulaient...

Mais tout ça manquait de cadre, de cohérence, et de professionnalisation.


L'idée de créer une vraie école de formation n'était pas un effet d'annonce, c'était structurer ce qui existait déjà, mais en mode professionnel.
Passer d'un système artisanal à quelque chose de solide, reproductible, et scalable.

"L'école de formation a permis de structurer cela et d'apporter de la qualité dans toutes les formations que nous faisions déjà auparavant", explique Carla.

 

L'école de formation en ligne - des objectifs clairs

Harmoniser les pratiques des franchisés sur tout le territoire.

Quand on a 270 clubs, on ne peut pas se permettre d'avoir 270 façons différentes de faire les choses.

Les adhérents qui passent d'un club Keep Cool à Paris à un club à Marseille doivent retrouver les mêmes standards, la même qualité d'accueil, les mêmes méthodes d'entraînement.
 

Construire de vrais parcours métiers.

Pas juste une formation initiale puis "on se débrouille", mais un vrai parcours qui accompagne un salarié depuis son arrivée comme coach jusqu'à des postes à responsabilité.
 

Carla rappelle : "Chez Keep Cool, nous pratiquons beaucoup la promotion interne. Une personne arrive chez nous et nous lui proposons ensuite d'évoluer : coach, responsable de club, manager de zone, ou même évoluer vers des postes au siège."


Cette approche a plusieurs vertus : elle fidélise les collaborateurs en leur donnant de la visibilité sur leur évolution, elle valorise les talents internes plutôt que de recruter systématiquement en externe, et surtout, elle crée une culture d'entreprise forte, portée par des gens qui ont grandi dans et avec la boîte.


Renforcer la marque employeur.

Dans un secteur où le turnover peut être élevé, où la concurrence pour attirer les bons profils est forte, la formation devient un vrai argument.

"Nous savons que la formation est également un élément important d'attractivité pour les salariés", confirme Carla.

C'est devenu partie intégrante de la promesse employeur : quand on rejoint Keep Cool, on ne vient pas juste occuper un poste, on vient développer ses compétences.

 

Selon le baromètre de la formation professionnelle 2025 d'Edflex

  • 98% des salariés considèrent l'évolution de leurs compétences comme un enjeu clé

  • 86% se forment via leur entreprise

  • 65% identifient la formation continue comme la modalité la plus efficace pour développer leurs compétences


La formation passe du statut d'obligation légale à celui de levier stratégique :

  • Un outil de fidélisation

  • Un pilier de l'employabilité des collaborateurs

  • Un moyen de garantir la qualité du service aux adhérents.

 

Un catalogue de formations qui évolue avec les besoins du terrain


Une école de formation, c'est bien. Mais qu'est-ce qu'on y enseigne exactement ? Chez Keep Cool, le catalogue s'articule autour de plusieurs grandes familles de formations.

 

Les formations sportives

Pilier évident pour un réseau de salles de fitness, on y trouve toutes les formations sur les concepts exclusifs développés par Keep Cool :

  • le boxing (cours de boxe collective),

  • le biking (cycling en groupe),

  • le training experience (entraînement fonctionnel)


Ce sont tous ces formats de cours qui font l'identité du réseau, il est capital de former spécifiquement sur ces concepts propriétaires.


Un coach qui arrive chez Keep Cool peut avoir un diplôme d'État, une certification reconnue, mais il ne connaît pas forcément les spécificités des cours maison : il faut lui transmettre les chorégraphies, les intensités, le timing, l'énergie spécifique à chaque format... Tout ce qui fait LE cours Keep Cool.


Les formations transverses

Elles concernent tout le monde, quel que soit le poste : 

  • commerce (techniques de vente, fidélisation client, gestion des objections...)

  • management (pour les responsables de club et managers de zone...)

  • marketing (comment promouvoir son club localement, animer la communauté sur les réseaux sociaux...)


Les formations aux outils internes

Les applications mobiles que les collaborateurs utilisent au quotidien, les logiciels de gestion de club, les process administratifs.

Ça peut paraître basique, mais former correctement les équipes sur leurs outils, c'est éviter beaucoup de frustrations et d'inefficacité.


Carla insiste sur un point : "C'est notre catalogue à ce jour. Bien sûr, l'idée est de faire évoluer le catalogue de formation pour proposer un panel large à nos collaborateurs."


Cette phrase est importante, elle dit deux choses :

  1. Le catalogue n'est pas figé. Il doit évoluer avec les besoins du terrain, les nouveaux concepts, les retours des équipes.

  2. Keep Cool travaille avec ses franchisés, et chaque franchisé a ses propres enjeux locaux. Le catalogue doit pouvoir s'adapter à cette diversité.


L'approche n'est pas de créer un catalogue massif dès le départ et de ne plus y toucher. C'est plutôt de construire progressivement, d'itérer, d'ajouter des formations au fur et à mesure qu'on identifie des besoins.

Une logique presque produit, finalement.

 

Pourquoi le digital learning était incontournable


Quand on parle formation chez Keep Cool, le présentiel reste fondamental. Rien ne remplace le fait de se retrouver dans une salle, de pratiquer ensemble, d'échanger avec un formateur, de poser des questions en direct...

Carla le dit clairement : "Nous avons beaucoup de formations en présentiel, puisque nous sommes convaincus que c'est ultra important en termes d'échanges avec nos collaborateurs."


Mais quand on est implanté partout en France, en outre-mer et en Belgique, avec 270 clubs dispersés sur le territoire, le 100% présentiel devient vite un casse-tête logistique et financier.
 

  • Comment faire venir tous les coachs d'une région pour une formation sans paralyser l'activité des clubs ?

  • Comment maintenir une fréquence de formation suffisante sans exploser les budgets de déplacement ?


Le digital learning apporte des réponses concrètes à ces problèmes.


D'abord, il permet de varier les modalités pédagogiques.

Certains contenus se prêtent parfaitement au format digital : les rappels théoriques, les process administratifs, la découverte d'un nouvel outil...
 

D'autres nécessiteront plutôt du présentiel : une chorégraphie de boxing, un exercice de gestion de conflit client, une mise en situation managériale...


L'idée, c'est de mixer intelligemment les deux approches : on utilise la formation digitale pour les contenus où elle apporte une vraie valeur ajoutée, et on garde la formation présentielle pour ce qui nécessite vraiment l'interaction humaine.


Ensuite, le digital learning permet des formats courts, rapides, efficaces. Pas besoin de bloquer une demi-journée pour réviser les 10 points clés d'un process : un module de 15 minutes, accessible depuis son smartphone, fait souvent très bien l'affaire.


C'est ce que Carla appelle les "piqûres de rappel" : "Nous faisons beaucoup des piqûres de rappel en digital learning, en proposant des petits modules rapides et efficaces pour qu'ils apprennent rapidement et révisent aussi les objectifs clés des formations qu'ils ont suivies en présentiel."


Cette notion de piqûre de rappel est centrale dans l'approche pédagogique de Keep Cool. On sait qu'une formation présentielle de deux jours, si elle n'est pas suivie d'un renforcement régulier, perd beaucoup de son efficacité : les gens oublient, les nouveaux réflexes ne s'ancrent pas...


Le digital permet de réactiver ces apprentissages à intervalles réguliers, sans mobiliser de temps ni de budget énormes.


Enfin, le digital learning favorise l'autonomie des collaborateurs. Chacun peut apprendre à son rythme, revenir sur les contenus autant de fois que nécessaire, choisir le moment qui lui convient... Un coach qui travaille en horaires décalés n'a pas besoin d'attendre la prochaine session présentielle pour se former sur un nouveau concept.


Chez Keep Cool, le rythme de publication est clairement défini : "Nous nous fixons de publier à peu près tous les deux ou trois mois une nouvelle formation afin de dynamiser la plateforme d'apprentissage et d'être au plus proche de nos collaborateurs et des managers."


Ce rythme n'est pas anodin :

  • Publier trop rarement : la plateforme devient un cimetière où personne ne revient.

  • Publier trop souvent : on submerge les équipes qui n'ont plus le temps de digérer les contenus.

Tous les 2-3 mois, c'est un bon équilibre : assez fréquent pour maintenir l'engagement, assez espacé pour que chaque formation soit de qualité.


Le digital learning devient alors un outil agile, ludique, et surtout proche du terrain. Comme le résume Carla : "C'est important de parler de la formation, du digital learning, de son importance, de la varier et de la rendre attractive et ludique pour nos apprenants."
 

Le choix du LMS : l'humain avant la technologie

 

Quand Keep Cool a créé son école de formation, il fallait choisir un LMS (Learning Management System : la plateforme qui héberge et diffuse les formations en ligne).

Et là, on rentre dans un marché saturé où tous les acteurs promettent monts et merveilles : IA, gamification, analytics poussées, intégrations multiples...


Mais Keep Cool avait des critères très pragmatiques - pas besoin du dernier gadget à la mode, mais d'un outil qui marche vraiment, assez facile à prendre en main pour des gens qui ne sont pas des experts techniques.
 

Simple à prendre en main.

Parce que Carla et son équipe n'ont pas six mois devant eux pour se former à un outil complexe, ils doivent pouvoir créer des formations rapidement, les mettre à jour facilement, sans avoir besoin d'un développeur à chaque fois.
 

Ergonomique pour tout le monde.

L'ergonomie côté concepteur, mais aussi côté apprenant. Un coach qui finit sa journée à 21h après avoir enchaîné les cours n'a pas envie de galérer 20 minutes pour trouver où cliquer.

L'expérience utilisateur, c'est ce qui fait qu'une plateforme est utilisée... ou désertée.

Capable d'évoluer dans le temps.

Parce que les besoins vont changer, le catalogue va se développer, de nouvelles fonctionnalités seront nécessaires... 
Un LMS qui fait très bien le job aujourd'hui mais qui est au plafond de ses capacités, c'est un (gros) problème dans 18 mois.

Avec des équipes réactives et à l'écoute.

Et ça, c'est peut-être le critère le plus important.
Carla le dit clairement : "Nous avons été écoutés sur nos objectifs."


Ce point mérite qu'on s'y arrête : beaucoup de boîtes choisissent leur LMS sur une démo commerciale bien rodée et finissent par se retrouver seules avec leurs questions.

Chez Keep Cool, le choix s'est fait après "beaucoup d'échanges humains et opérationnels". Pas juste une présentation produit : de vraies discussions sur les besoins, les contraintes, et les cas d'usage.

 

Dans un environnement opérationnel comme celui de Keep Cool, où les équipes sont sur le terrain et pas derrière un bureau, la réactivité du support est cruciale.

Un bug qui bloque l'accès à une formation pendant 48h, c'est des dizaines de personnes impactées.

Une question sans réponse pendant une semaine, c'est un projet qui prend du retard.


Ce choix de LMS n'a pas été une décision IT mais une décision RH et opérationnelle, prise par ceux qui allaient vraiment utiliser l'outil au quotidien. 

Le contact avec les équipes du fournisseur a joué un rôle majeur, parce qu'au-delà de la tech, c'est une relation de long terme qu'on construit.

 

Le rapprochement avec Neoness : quand la mutualisation devient évidence

 

Un an après la mise en place du LMS chez Keep Cool, le groupe annonce un rapprochement avec Neoness, une enseigne parisienne de salles de sport.


Ce type d'opération, c'est toujours un moment clé dans la vie d'une entreprise.
Et ça pose immédiatement des questions pratiques :

  • Comment harmoniser les process ?

  • Comment gérer les différences de culture ?

  • Comment mutualiser les outils sans créer plus de complexité ?


Pour la formation, la question était simple : est-ce qu'on garde deux systèmes parallèles ou est-ce qu'on unifie tout ?


Chez Keep Cool, l'équipe était déjà satisfaite du LMS en place. Il fonctionnait bien, répondait aux besoins, l'accompagnement était bon. Ils travaillaient avec le fournisseur depuis plusieurs mois déjà et avaient construit une relation de confiance.


La décision a donc été naturelle : on étend le LMS à Neoness. Comme le résume Carla : "C'est tout naturellement que Neoness s'est rassemblé avec nous pour travailler sur leur plateforme et proposer un contenu de qualité pour nos collaborateurs."


Cette mutualisation apporte plusieurs avantages concrets :

1. Centraliser les parcours de formation.

Au lieu d'avoir deux écoles de formation qui fonctionnent en parallèle avec potentiellement des doublons ou des incohérences, on construit un référentiel commun.


Les formations communes aux deux réseaux ne sont développées qu'une fois. Les spécificités de chaque enseigne peuvent coexister sur la même plateforme.
 

2. Maintenir un haut niveau de qualité.

En mutualisant les moyens, on peut investir davantage dans la qualité des contenus.

Plutôt que deux équipes qui créent chacune des formations "moyennes", on choisi une équipe plus étoffée qui produit des contenus vraiment qualitatifs.
 

3. Offrir une expérience homogène aux collaborateurs des deux réseaux.

Pour quelqu'un qui travaille dans le groupe et pourrait évoluer de Keep Cool vers Neoness ou vice-versa, c'est rassurant de retrouver le même outil, les mêmes standards, le même niveau d'exigence.

 

Ce rapprochement illustre aussi un point intéressant : le choix d'un bon LMS ne se mesure pas seulement à l'instant T. Il se mesure aussi à sa capacité à accompagner la croissance et les évolutions stratégiques de l'entreprise.

Un outil qui facilite ce type de transition plutôt que de la compliquer, c'est un vrai atout.

 

LMS + TMS : l'expérience utilisateur avant tout

 

Une école de formation, ça génère beaucoup d'administratif : Inscriptions, convocations, feuilles de présence, attestations, suivi des obligations légales, gestion des financements... Un vrai casse-tête qui peut vite dévorer le temps de l'équipe formation.
 

Pour gérer tout ça, Keep Cool utilise un TMS (Training Management System).
Le TMS, c'est l'outil qui gère la partie administrative et logistique de la formation, une sorte de "colonne administrative" de l'école de formation.


Mais voilà le problème classique : quand on a un LMS pour la pédagogie et un TMS pour l'administratif, on se retrouve avec deux outils séparés.

Les collaborateurs doivent se connecter à l'un pour s'inscrire à une formation, puis à l'autre pour suivre le contenu.

L'équipe formation doit jongler entre les deux interfaces, faire des exports/imports, vérifier la cohérence des données...
 

C'est exactement ce que Keep Cool voulait éviter. Comme l'explique Carla : "Nous attendons aussi de la partie développement [...] d'éviter tout ce qui est frein à l'apprentissage des apprenants."
 

L'enjeu était triple :

1. Réduire la charge administrative.

Chaque minute passée à saisir deux fois la même info dans deux systèmes différents, c'est une minute qui n'est pas investie dans la création de contenu ou l'accompagnement des équipes.
 

2. Éviter les multiples connexions.

Un collaborateur qui doit retenir deux identifiants différents, se connecter sur deux plateformes, comprendre deux logiques d'interface différentes... c'est la garantie que certains vont décrocher.
 

3. Fluidifier l'expérience utilisateur.

En formation comme en produit digital, la friction est l'ennemi de l'engagement. Chaque clic supplémentaire, chaque question qu'on se pose ("mais je dois aller où déjà ?"), c'est un petit pas vers l'abandon.
 

Grâce à l'interconnexion entre le LMS et le TMS, les collaborateurs bénéficient d'un accès unique. Ils se connectent une fois, et ils ont accès à tout : leurs formations en cours, leur historique, les nouvelles formations disponibles, leurs attestations...
 

Comme précisé par Carla : "Cela nous permet d'éviter plusieurs connexions sur plusieurs sites pour nos collaborateurs et pour nous, et d'avoir un seul accès pour toutes nos formations. C'est ultra pratique en termes de rapidité et de performance de l'outil."
 

Cette intégration, ce n'est pas un détail technique de geeks, c'est une vraie décision stratégique qui impacte directement le taux d'engagement sur les formations.
Moins de frictions, plus d'engagement... Et au final, moins de freins à l'apprentissage.

 

La suite : internaliser, valoriser l'expertise interne, et garder le cap

 

La mise en place de l'école de formation et des outils digitaux, c'était l'étape 1.
Mais le projet ne s'arrête pas là. L'équipe Formation a déjà une vision claire de ce qui doit suivre.


Créer de nouvelles formations, en permanence.

On l'a dit, le rythme visé est d'une nouvelle formation tous les 2-3 mois. Ça peut paraître ambitieux, mais c'est nécessaire pour maintenir la dynamique.


Les besoins évoluent. De nouveaux concepts voient le jour. Des retours terrain font émerger des lacunes à combler. Le catalogue de formation doit être vivant, en mouvement constant.
 

Et ce ne sont pas seulement des formations digitales. Le mix présentiel + digital (blended learning) reste la ligne directrice de l'approche pédagogique.

Certaines choses s'apprennent mieux en salle, d'autres en ligne, trouver le bon équilibre pour chaque sujet est clé.

 

Valoriser les experts internes.

Keep Cool a une richesse énorme en interne : des directeurs de services qui ont des années d'expérience, des responsables de club qui ont fait leurs preuves sur le terrain, des coachs qui maîtrisent parfaitement certaines disciplines...

Comme le souligne Carla : "Nous avons beaucoup d'experts internes, les directeurs de services, et nous travaillons énormément avec eux."

 

L'idée, c'est de capitaliser sur cette expertise plutôt que de systématiquement faire appel à des intervenants externes.

Ces experts internes connaissent la culture Keep Cool, ils parlent le même langage que les apprenants, ils comprennent les contraintes opérationnelles : leur légitimité est immédiate.

 

Développer des formateurs internes formés à la pédagogie

Etre expert dans son domaine ne suffit pas toujours pour transmettre efficacement : un excellent coach sportif ne devient pas automatiquement un bon formateur. Ça s'apprend.
 

Keep Cool investit donc dans la formation de ses formateurs internes. "Nous avons aussi des formateurs internes qui ont été formés à la pédagogie d'apprentissage", précise Carla.

 

Ces formateurs sont capables de structurer un parcours pédagogique, de varier les modalités d'apprentissage, d'animer un groupe, d'évaluer les acquis.

 

Cette approche crée un cercle vertueux : des collaborateurs deviennent formateurs, transmettent leur expertise, contribuent à l'évolution de leurs pairs, et trouvent dans ce rôle une nouvelle dimension à leur carrière.

 

Internaliser au maximum les contenus.

C'est un point stratégique pour Keep Cool.

Travailler avec des prestataires externes, c'est bien pour lancer le projet, pour bénéficier d'une expertise pointue sur certains sujets. Mais à terme, l'objectif est d'internaliser.

"Nous travaillons beaucoup avec eux sur le développement du e-learning et des formations en présentiel, en essayant au maximum d'internaliser toutes nos formations", explique Carla.

 

Pourquoi cette volonté d'internalisation ?

 

D'abord, c'est plus rapide. Quand on produit en interne, on contrôle les délais. Ensuite, c'est plus agile. On peut ajuster, itérer, corriger rapidement en fonction des retours.
 

Et puis, c'est plus aligné avec la culture de l'entreprise. Les contenus créés en interne parlent vraiment le langage de la franchise, reflètent vraiment les valeurs du réseau.
 

L'objectif reste constant : "performer dans le digital learning sans perdre l'ADN humain du terrain." Cette phrase de Carla résume bien la philosophie.

 

Le digital n'est pas une fin en soi. C'est un moyen au service d'un objectif : former efficacement des équipes qui vont elles-mêmes être au contact des adhérents.

 

Derrière les modules e-learning, les quiz et les vidéos, il y a des vraies personnes qui vont accompagner d'autres vraies personnes dans leur pratique sportive.

 

Franchiseur, ce qu'il faut en retenir pour la formation de votre réseau

 

Si on devait résumer ce que l'expérience de Keep Cool nous apprend sur la transformation digitale de la formation dans un réseau de franchises d'envergure, voici les points clés.
 

1. Une vision claire de la formation comme levier stratégique.

Pas comme une ligne budgétaire obligatoire ou un passage réglementaire. Mais comme un vrai moteur de performance business.

La formation impacte directement :

  • La qualité du service aux adhérents,

  • La fidélisation des collaborateurs,

  • L'attractivité employeur, et donc la capacité à recruter les meilleurs profils.

C'est un investissement qui se mesure en résultats concrets.
 

2. Un mix intelligent entre présentiel et digital learning.

Pas de dogmatisme. Chaque modalité a ses forces et ses limites.

Le présentiel pour ce qui nécessite l'interaction humaine, la pratique collective, les échanges directs.

Le digital pour ce qui peut être asynchrone, pour les rappels, pour les contenus théoriques.

Et surtout, une vraie réflexion sur comment les deux se complètent plutôt que de les opposer.

 

3. Des formats courts, réguliers, engageants.

Exit les formations à rallonge de 45 minutes où on perd la moitié des gens au bout de 10 minutes.

Place aux modules de 15-20 minutes, ciblés sur un sujet précis, avec un objectif pédagogique clair.

Et surtout, une publication régulière (tous les 2-3 mois) qui maintient la dynamique et fait vivre la plateforme.

 

4. Une plateforme simple, évolutive et bien accompagnée.

Le choix du LMS ne se pas fait sur les features les plus impressionnantes en démo. Il se fait sur des critères pragmatiques : simplicité d'usage, ergonomie, capacité d'évolution, et surtout qualité de l'accompagnement humain.

Parce qu'un outil génial mais incompréhensible ou mal supporté finit au placard.
 

5. Une expérience apprenant fluide, sans friction.

  • L'intégration LMS + TMS pour éviter les connexions multiples.

  • Une interface claire pour les apprenants.

  • Des parcours bien balisés.

Tout ce qui peut créer de la friction dans l'expérience d'apprentissage a été identifié et éliminé, parce qu'on sait que chaque friction supplémentaire, c'est des gens qui décrochent.

6. Une stratégie d'internalisation progressive.

Plutôt que de tout externaliser et de dépendre à 100% de prestataires, Keep Cool construit progressivement ses capacités internes. Formation de formateurs internes, valorisation des experts du réseau de franchise, production de contenus en interne...

C'est plus long au démarrage, mais c'est plus durable et plus aligné avec la culture de l'entreprise.

Au final, ce qui ressort clairement de ce projet, c'est que la formation n'est pas juste un sujet RH ou IT : c'est un sujet business, stratégique, qui impacte toute l'organisation.

 

Quand on traite la formation comme un vrai produit - avec une vision claire, des utilisateurs à satisfaire, une expérience à optimiser, une roadmap à construire - elle devient un moteur de performance durable, un réel avantage compétitif.


Vous aussi vous souhaitez faire de la formation un vrai levier business pour votre réseau de franchise ? Discutez-en avec notre Expert

 

FAQ : Comment gérer la Formation dans un Réseau de Franchise

 

1. Pourquoi la formation est-elle un levier stratégique crucial pour un réseau de franchise ?


La formation passe de simple obligation légale à pilier de la performance globale d'une franchise. Elle est essentielle pour harmoniser les pratiques et garantir une qualité de service identique sur l'ensemble du réseau.

Au-delà de l'uniformité, la formation devient un puissant outil de fidélisation des collaborateurs en leur offrant des perspectives d'évolution claires et en valorisant la promotion interne.

Dernier point et non des moindres : elle renforce la marque employeur. Un atout majeur pour attirer et retenir les talents dans un secteur concurrentiel.

Aujourd'hui, investir dans la formation, c'est investir directement dans la satisfaction client, la cohésion du réseau et la croissance durable de l'entreprise.

 

2. Comment une franchise peut-elle garantir une expérience client homogène sur l'ensemble de son réseau ?


L'homogénéité de l'expérience client est le fondement d'une marque de franchise forte.

La clé réside dans la standardisation des savoir-faire et des process grâce à une école de formation centralisée.


En formant chaque franchisé et chaque collaborateur aux mêmes standards, on s'assure qu'un client retrouvera la même qualité d'accueil, les mêmes conseils et la même culture d'entreprise, qu'il soit à Paris, Marseille ou Lille.

 

3. Quel est le rôle du digital learning pour former un réseau de franchise multi-sites ?

 

Pour un réseau étendu géographiquement, le e-learning est une nécessité. Il résout le casse-tête logistique et financier du 100% présentiel et renforce l'efficacité du dispositif de formation global. 

 

4. Comment la formation continue favorise-t-elle la fidélisation des collaborateurs en franchise ?


La formation continue est un signal fort envoyé aux collaborateurs : l'entreprise investit en eux et dans leur avenir.

En construisant de vrais parcours métiers, on offre de la visibilité sur les possibilités d'évolution, jusqu'à des fonctions au siège. Cette politique de promotion interne valorise les talents et crée une culture d'entreprise solide, portée par des personnes qui ont grandi avec la marque.

La formation devient un élément central de la promesse employeur, transformant un poste en une véritable carrière et réduisant de fait le turnover.

 

5. Quels sont les critères pour choisir le bon outil de formation (LMS) pour une franchise ?

 

Le choix d'un Learning Management System (LMS) doit être pragmatique et centré sur l'utilisateur.
Plusieurs critères essentiels :

  • La simplicité de prise en main : pour que les équipes formation soient rapidement autonomes.

  • L'ergonomie : tant pour les créateurs de contenu que pour les apprenants sur le terrain.

  • La capacité d'évolution (scalabilité) : pour accompagner la croissance du réseau et l'ajout de nouvelles fonctionnalités.

  • La qualité de l'accompagnement humain : un support réactif et à l'écoute est plus important que des fonctionnalités gadget.

L'objectif est d'éviter les frictions dans le parcours d'apprentissage en choisissant un outil qui s'intègre de manière fluide dans le quotidien des équipes.

 

6. Comment transformer les experts internes en formateurs pour son réseau de franchise ?

 

Capitaliser sur l'expertise interne est une stratégie gagnante pour assurer la pertinence et la légitimité de la formation, mais être un expert ne suffit pas pour être un bon pédagogue.

Identifier les experts internes (directeurs, managers, coachs expérimentés) et les former à la pédagogie crée un cercle vertueux : l'expertise est transmise de manière efficace, les formateurs internes sont valorisés et la culture d'entreprise est renforcée de l'intérieur.