Léo Garret - LinkLeads : comment il a transformé LinkedIn en machine d'acquisition

Léo Garret : 26 ans et déjà plusieurs vies d'entrepreneur avant de conquérir LinkedIn

 

Il y a ceux qui repèrent un problème, soupirent, et passent à autre chose… Et puis il y a les gens comme Léo.

 

À 12 ans, alors que sa mère se plaignait de la buée qui recouvrait le miroir de la salle de bain, il bricole une réponse très personnelle au sujet : un micro-ordinateur (Arduino pour les connaisseurs), un capteur d'humidité, un essuie-glace récupéré… et un miroir qui se nettoyait tout seul dès que la vapeur s'installait.

 

Un problème ? 
Une solution.

 

Il manquait au prototype une touche de design pour garantir sa pérennité à la maison (sa mère a fini par le bannir pour cause de laideur), mais il fonctionnait.

 

Cette petite invention présente bien Léo. Observer, comprendre ce qui doit être résolu, décortiquer ce qui semble compliqué… Et construire une version plus fluide - pas forcément aboutie au premier regard, mais efficace.

 

Aujourd'hui, son terrain de jeu est l'acquisition de leads sur LinkedIn.

Demain, il s'imagine aussi créer des événements professionnels pour cultiver le lien humain, ou reprendre un business mal organisé pour en simplifier les rouages, repenser l'expérience client et lui donner un nouvel élan.

Autre décor.
Même logique.

 

Son parcours n'a pas commencé avec les raccourcis habituels de l'entrepreneuriat. Il a connu une trajectoire personnelle bien éloignée des récits de start-up proprets et bien repassés que l'on lit partout...

Il n'en fait pas un argument marketing.

C'est plutôt un arrière-plan, discret, mais déterminant - qui éclaire son besoin de bâtir sa propre route, d'être indépendant très tôt et de ne pas attendre qu'on lui indique où se trouve la porte d'entrée.

 

« L'argent, je m'en fichais.
Ce qui me passionnait, c'était de construire quelque chose. »

 

Un enfant qui jouait déjà au chef d'entreprise

 

Chez Léo, l'envie d'entreprendre ne semble pas être arrivée après un podcast, un tableau Excel ou une révélation dans un espace de coworking. Elle était là avant - bien, bien avant.

 

À 5 ans, il demande un cadeau de Noël original : des enveloppes, des post-it, du ruban adhésif et des stylos. Sa mère est perplexe, mais Léo est décidé : il veut jouer au chef d'entreprise.

Pas très glam' sur une photo de famille mais…
Tellement révélateur du personnage.

 

Quelques années plus tard, il récupère des ordinateurs et des consoles à la déchetterie avec son beau-père artisan.
Il les démonte,
Il cherche à comprendre,
Il commence à programmer.

 

Il crée des sites pour des amis qui font des vidéos sur YouTube, expérimente autour du jeu vidéo et anime même plusieurs chaînes. Pas pour « devenir créateur de contenu » - le terme n'avait pas encore envahi les bios Instagram - mais parce que créer quelque chose le fascine.

 

À 16 ans, cette énergie prend une forme plus collective : il lance une compétition de création de jeux vidéo, la French Game Jam.

Le principe est simple et un peu fou : créer un jeu en deux jours autour d'un thème imposé, le soumettre à un jury, faire gagner quelques lots.

 

Léo organise, trouve des sponsors, redistribue ce qu'il obtient... Il ne gagne presque rien.

Mais il apprend déjà à monter un projet, à mobiliser des gens autour d'un objectif et à faire exister une idée hors de sa tête.

 

Le point commun de toutes ces tentatives ?
Il ne cherche pas encore la bonne idée.
Il cherche à faire.

 

Et la nuance est importante.

 

Quitter la mécanique pour construire sa place dans la tech

 

Au lycée, l'orientation vers la mécanique automobile ne lui ressemble pas vraiment. Léo ne se voit pas y faire carrière.
Le soir, il passe plutôt son temps sur son ordinateur, à apprendre à créer des sites et à programmer des jeux.

 

Le déclic arrive lorsqu'il découvre Epitech à Montpellier. Pour la première fois, il a le sentiment de tomber dans un endroit peuplé de gens qui aiment les mêmes choses que lui : comprendre la technique, créer, essayer, recommencer.

 

Sauf qu'il vient d'un bac pro mécanique et que ses futurs camarades ont souvent un parcours plus « classique ». Il doit rattraper son retard.
Il travaille beaucoup. Vraiment beaucoup.

 

En parallèle, il se lance comme développeur freelance pour financer ses études.

Des sites internet, un peu de logiciel, de l'optimisation. Il découvre qu'il peut gagner en une journée ce qui correspond pour lui à un salaire mensuel... Et surtout, il découvre qu'un problème technique peut devenir une valeur concrète pour un client.

 

Cette période installe une habitude qui ne le quittera plus : ne pas attendre d'être parfaitement prêt pour tester. Il apprend en avançant, pas en regardant les autres avancer depuis les gradins.

 

L'homme à l'ordinateur et le test de confiance

 

Dans le parcours de Léo, il y a une rencontre qui résume très bien son rapport aux opportunités - Un jour, à Epitech, un homme plutôt âgé entre dans l'école. Il a un souci d'ordinateur. Il demande de l'aide.

 

Autour de lui, plusieurs étudiants lèvent à peine les yeux : ce n'est pas très excitant, un problème informatique de plus à régler pour quelqu'un qu'on ne connaît même pas...

Léo dit oui. Il l'accompagne dans un restaurant voisin, l'aide à résoudre son problème et refuse d'en faire toute une affaire.


L'homme insiste pour lui donner 50 euros quand même. Puis il confie à Léo son téléphone, qui refuse de se synchroniser correctement avec son ordinateur.

 

Léo le garde une nuit, règle le problème et lui rend le lendemain.

Ces petites missions durent deux semaines...

Puis, l'homme lui révèle que ce n'était pas tout à fait un hasard : Il voulait vérifier qu'il pouvait lui faire confiance. 

Il avait déjà rencontré des prestataires qui profitaient de sa méconnaissance technique pour facturer des opérations fictives ou inutilement complexes... 

Léo, lui, avait fait l'inverse : il avait expliqué franchement que les problèmes étaient simples, sans gonfler la note ni inventer de mystère.

 

Le « vieil homme avec un ordinateur » devient alors un client majeur, puis son mentor - il lui ouvre des projets plus ambitieux, des rencontres, des opportunités dont il n'aurait pu que rêver à l'époque…

 

Ils travaillent encore ensemble aujourd'hui.

Léo en a tiré une règle qui pourrait tenir sur un post-it, mais mérite mieux :
 

« si l'honnêteté n'est pas toujours le chemin le plus rapide,
elle reste souvent le plus rentable sur la durée. »

 

Un entrepreneur qui ne se contente pas de vendre : il veut voir le système fonctionner

 

Après le développement web, Léo commence à se faire remarquer sur LinkedIn.

Fin 2021, il publie jusqu'à quatre fois par jour pendant les vacances de Noël. Il teste les formats, les angles, les rythmes…

 

À l'époque, publier une fois par semaine semblait déjà ambitieux. Lui préfère la méthode laboratoire : beaucoup d'essais, des résultats, des ajustements…

 

Au départ, LinkedIn lui permet de trouver des clients. Puis certains de ses propres clients lui demandent de faire pour eux ce qu'il fait pour lui-même...

Il accepte un premier test gratuit pour une entreprise locale : un mois de communication LinkedIn, sans surpromesse. La visibilité prend, des clients arrivent, l'expérience valide l'idée.

 

Alors Léo construit une offre. Puis une agence (Linkleads). Puis une stratégie d'acquisition peu orthodoxe, mais très cohérente avec son caractère : proposer un premier post offert à des entrepreneurs ciblés, avec un accord clair - si le post fonctionne, ils travaillent ensemble. Sinon, chacun repart sans cérémonie.

 

Cette méthode lui permet de décrocher ses premiers gros comptes. Mais il n'en fait pas une recette magique. Il insiste au contraire sur les nombreux tests qui n'ont pas marché, les offres lancées trop vite, les apprentissages parfois coûteux…

Une formation à la création de site, par exemple, ne trouve presque pas son public.

 

Il en tire une discipline : désormais, il préfère vendre avant de construire.
Prévente, validation, puis production. Pas l'inverse.

Une règle simple... Et beaucoup d'heures économisées.

 

De la formation en ligne à l'accompagnement qui pousse vraiment à l'action

 

En 2023, Léo lance un premier bootcamp LinkedIn en visio. Dix places, une semaine de sessions en direct, vendues à 3 000 euros. Elles partent avec un seul post LinkedIn.

Ce résultat pourrait suffire à beaucoup...
Pas à Léo.

 

Il transforme le bootcamp en formation en ligne, plus scalable. Sauf qu'il voit un problème apparaître : les ventes sont là, mais une grande partie des participants ne passe pas réellement à l'action.

 

Ils achètent, regardent peut-être quelques contenus, puis la formation rejoint le cimetière numérique des onglets ouverts « pour plus tard » - vous connaissez probablement ce dossier.

 

Léo n'aime pas cette idée. Pour lui, un client qui paie sans obtenir d'avancée concrète n'est pas une victoire commerciale - c'est un système mal réglé.

Il ajoute donc des coachings de groupe hebdomadaires, des ateliers de rédaction et de publication, des challenges…

 

Le taux de complétion passe de 10 % à plus de 40 %. 
300%+ de progression.

Rien que ça.

 

Puis il va plus loin avec du coaching individuel pour les entrepreneurs qui ont besoin d'une approche plus stratégique : acquisition, recrutement, structuration des process et montée en compétence des équipes.

 

Ce cheminement dit beaucoup de sa manière de travailler. Il ne cherche pas seulement à augmenter une conversion ou à faire grossir une audience… Il cherche le maillon qui limite le résultat.

 

Parfois, c'est un post.
Parfois, c'est une offre.
Parfois, c'est simplement l'absence de rendez-vous régulier qui empêche une personne de faire ce qu'elle sait déjà devoir faire.

 

Aujourd'hui : faire de LinkedIn un système d'acquisition, pas une corvée de publication

 

L'activité de Léo est désormais centrée sur l'acquisition LinkedIn. Et non, cela ne consiste pas à faire écrire trois posts par semaine à des entrepreneurs déjà débordés en leur souhaitant bon courage.

 

Son approche repose sur trois niveaux.

  • Le premier est un accompagnement avec ses coachs, destiné à aider les entrepreneurs à structurer leur présence, leur contenu et leur acquisition sur LinkedIn.

  • Le deuxième est un mentorat plus stratégique avec Léo, pour les profils déjà avancés qui veulent transformer LinkedIn en une pièce cohérente d'un système plus large : acquisition, recrutement, organisation et croissance.

  • Le troisième est une offre d'agence, qui prend en charge la production de contenus pour les dirigeants qui veulent déléguer sans perdre leur voix.

 

À côté de cela, Léo garde quelques missions de conseil sur mesure. Pas pour s'éparpiller (il sait que c'est un sport risqué), mais parce que les projets qui touchent au modèle économique, à l'expérience client ou à l'organisation le stimulent particulièrement.

 

Son idée du business dépasse largement le réseau social - LinkedIn est son expertise, l'optimisation, elle, est son langage.

 

« Contactez n'importe lequel de mes anciens clients »

 

La transparence de Léo ne se limite pas à une belle valeur affichée sur une page « À propos ». 

Lorsqu'une potentielle cliente hésite à rejoindre son accompagnement, il ne la pousse pas vers une décision rapide. Il lui propose autre chose : regarder les témoignages sur sa page TrustPilot, choisir elle-même deux anciens clients au hasard, et les appeler.

 

Pas de script. Pas de filtrage. Pas de « je vais vous mettre en relation avec les trois personnes les plus enthousiastes de mon fichier ».

Les deux clients contactés lui répondent qu'elle peut foncer sans hésiter - Ils ajoutent aussi une nuance importante : cela demande du travail.

LinkedIn ne devient pas une machine à clients parce qu'on a regardé deux vidéos et publié une phrase inspirante sur la résilience un mardi matin.

En revanche, ils lui garantissent qu'elle sera bien entourée pour faire ce travail.

Elle signe.

 

Cette anecdote résume peut-être le mieux sa conception de la vente - une bonne offre n'a pas besoin de maquiller l'effort demandé : Elle doit montrer ce qu'elle permet, dire honnêtement ce qu'elle exige, et prouver qu'elle tient debout quand on ouvre la porte à n'importe quel ancien client.

 

Le prochain système à optimiser ? Tellement de possibilités

 

Léo n'a probablement pas fini de changer de terrain de jeu. Il travaille aujourd'hui sur des outils qui accélèrent la production et la correction de contenus LinkedIn - sans réduire le travail à un bouton magique.

Il imagine aussi des expériences physiques : des moments privilégiés entre entrepreneurs, des séminaires... des lieux où le réseau ne se résume pas à une demande de connexion.

 

Et puis il y a cette envie, presque récurrente dans sa façon de raconter les choses : reprendre un business qui tourne mal, observer les fuites, simplifier l'organisation, améliorer le marketing, retravailler l'expérience client.

 

Un restaurant, une laverie, peut-être autre chose - peu importe, au fond... Car le moteur reste le même que devant le miroir embué de son enfance : regarder ce qui bloque, comprendre pourquoi, et construire une réponse efficace.

 

Et si ça fonctionne ? Léo Garret saura quoi en faire... puis passera sûrement au défi suivant.

Chez lui, créer de la valeur tient du moteur plus que de l'objectif.

 

 

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LinkLeads, son agence d'acquisition linkedin

 


Pour transformer ses idées en business, Léo s'appuie notamment sur LearnyBox.

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