Alissa - Intuitae : Quand l'hypersensibilité cesse d'être un problème à résoudre pour devenir le coeur d'un business
Portrait d'Alissa - Intuitae , Coach pour femmes entrepreneures hypersensibles
Biologie, neurosciences, psychologie, recherche, salariat, copywriting… Sur le papier, le parcours d'Alissa pourrait ressembler à une boussole ayant décidé de tester toutes les directions…
En réalité, un fil rouge relie chaque étape : comprendre l'humain en profondeur et l'aider à révéler ce qu'il n'ose pas toujours voir en lui.
Aujourd'hui, elle accompagne des femmes entrepreneures hypersensibles à sortir de la surperformance, à retrouver leur place au centre de leur activité et à construire un business qui ne les oblige pas à s'abandonner en chemin.
Une évidence, désormais. Mais avant de trouver sa voie, Alissa a dû apprendre à distinguer ce qu'elle savait faire, ce que l'on attendait d'elle… et ce qui lui ressemblait vraiment.
Une introvertie qui préfère la profondeur au bruit
Quand on lui demande de se présenter, Alissa ne commence ni par son métier ni par une promesse commerciale. Elle parle de nature, de créativité, d'animaux, d'écoute et de cette vie intérieure très riche dans laquelle elle entre lorsqu'elle est « dans son flow ».
Elle se décrit comme simple, introvertie et hypersensible. Une personne attentive aux autres, naturellement portée vers l'envie de comprendre, d'aider et de révéler le potentiel que quelqu'un ne perçoit pas encore lui-même.
Le décor est posé. Chez Alissa, la surface n'a jamais suffi - Elle veut savoir ce qui se cache dessous, pourquoi nous agissons comme nous le faisons, d'où viennent nos automatismes et ce qui nous empêche parfois d'avancer alors même que nous possédons toutes les compétences nécessaires.
Autrement dit, demander à Alissa de rester dans le superficiel serait un peu comme demander à un chat de respecter une porte fermée : techniquement envisageable, mais totalement contraire à sa nature profonde !
Des enfants à la neuropsychologie : chercher sa place sans suivre un parcours établi
Très jeune, Alissa souhaite travailler avec les enfants. Elle commence par l'animation et envisage même un temps de devenir pédiatre. Puis viennent les études, avec une première étape en biologie.
Après deux années, elle comprend que cette discipline ne répond pas à ce qui l'anime réellement... Ce qu'elle cherche, ce n'est pas seulement à observer le vivant : elle veut comprendre les comportements, les émotions, les mécanismes invisibles qui façonnent une personne.
Elle s'oriente alors vers les neurosciences, puis ajoute une licence de psychologie à son parcours avec l'objectif de rejoindre un master de neuropsychologie, notamment pour accompagner des enfants présentant des profils ou des troubles neuroatypiques.
Le projet semble cohérent. L'admission... Un peu moins coopérative.
Alissa essuie un premier refus, travaille pendant un an dans une faculté de médecine et découvre de l'intérieur l'univers de la recherche - Cette expérience confirme surtout ce qu'elle pressentait déjà : elle ne souhaite pas devenir chercheuse.
Elle candidate une seconde fois au master... Nouveau refus.
Deux portes fermées peuvent ressembler à un échec. Elles peuvent aussi éviter de passer plusieurs années dans une pièce qui n'était pas la bonne… Ou vous inciter à passer par la fenêtre.
Le salariat lui apprend surtout ce qu'elle ne veut plus vivre
Ses premières expériences professionnelles sont difficiles. Très investie, attentive et volontaire, Alissa a le sentiment que son implication réelle n'est pas reconnue.
Les remarques négatives prennent toute la place, tandis que son travail, sa disponibilité et son impact deviennent presque invisibles.
Son hypersensibilité amplifie la violence de certaines interactions. Non parce qu'elle serait incapable de travailler avec les autres, mais parce qu'elle absorbe les tensions, se remet vite en question et supporte mal l'injustice ou les relations où la considération disparaît du contrat moral.
Elle commence à envisager l'entrepreneuriat. Pas encore comme une vocation claire, plutôt comme une sortie de secours avec quelques panneaux publicitaires lumineux indiquant : "10 000 euros par mois en travaillant 4h/jour depuis son canapé".
Et oui, Internet savait déjà bien vendre du rêve en kit à ce moment là… !
Le détour par le copywriting et un premier client qui laisse des traces
Fin 2023, Alissa se lance dans le copywriting. Le choix n'est pas absurde : elle aime écrire, travailler seule, explorer la psychologie humaine et laisser sa créativité respirer.
Son premier client devait la rassurer. Il produit l'effet inverse.
La mission est rémunérée à la performance. Alissa crée une séquence d'e-mails, une page de capture et fournit un travail important…
Mais le client n'applique pas ses recommandations, ne partage presque aucune donnée, répond peu, élargit progressivement ses demandes au-delà du périmètre prévu et finit par lui imputer l'absence de résultats.
Elle ne sera pas payée.
L'expérience atteint directement sa confiance. La prospection devient anxiogène, la peur de revivre la même situation s'installe et Alissa se replie dans une zone familière : travailler sans trop se montrer, publier sur LinkedIn sans photo et conserver l'écriture comme paravent confortable.
Elle obtient ensuite d'autres clients, satisfaits de son travail. Mais les mois restent irréguliers, parfois à zéro euro, et l'instabilité financière nourrit l'instabilité émotionnelle.
Avec le recul, Alissa ne réduit pourtant pas cet épisode à une catastrophe. Elle y voit aussi une leçon plutôt musclée sur les limites, les cadres, la confiance et le prix que l'on paie lorsqu'on ouvre une porte… puis une deuxième… puis tout le couloir.
L'appel qui change la donne
À l'été 2025, un échange avec un mentor agit comme un interrupteur. En une heure, Alissa comprend que le copywriting n'est pas sa vocation - Il était une étape sur le chemin, pas la destination.
Elle réalise surtout qu'elle s'est longtemps adaptée aux attentes extérieures, qu'elle a placé les autres avant elle-même et qu'elle a recouvert sa propre identité de couches de peur, de croyances et de stratégies de survie.
Pour expliquer ce processus, elle utilise une image qui résume désormais son approche : celle du diamant enfoui sous la terre. Le diamant n'a jamais perdu sa valeur - Il est simplement devenu invisible sous les couches accumulées.
Son vécu, son intérêt pour la psychologie, ses connaissances en neurosciences et sa propre hypersensibilité se rejoignent alors en un point très net : elle veut accompagner les femmes entrepreneures hypersensibles.
Cette fois, elle ne choisit pas la première opportunité disponible. Elle échange avec de nombreuses femmes, étudie leurs difficultés, construit son accompagnement et commence à recevoir ses premières clientes.
La petite voix intérieure qu'elle avait longtemps étouffée venait enfin de récupérer le micro.
Et si l'hypersensibilité n'était pas le problème ?
Au fil de ses accompagnements et de sa propre transformation, Alissa formule une conviction forte : l'hypersensibilité n'est pas la racine du blocage. Elle est la partie visible de l'iceberg.
Sous la surface, elle identifie plutôt les conditionnements, les croyances limitantes, les habitudes de survie, la peur du jugement, les masques sociaux et cette tendance fréquente à se rendre utile à tout le monde sauf à soi-même.
La femme forte. La femme gentille. Celle qui gère tout. Celle qui ne dérange pas. Celle qui produit encore un peu plus pour mériter sa place. Une distribution complète, souvent jouée sans entracte.
Pour Alissa, travailler uniquement sur la sensibilité revient donc à repeindre la façade sans regarder les fondations. Son approche vise à aller plus loin : comprendre l'identité construite pour survivre, déconstruire ce qui enferme, reconstruire une base choisie et apprendre à l'incarner concrètement.
Début 2026, un diagnostic de TDAH lui apporte également de nouvelles clés de compréhension sur son propre fonctionnement.
Elle envisage désormais d'élargir progressivement son approche à d'autres profils de femmes neuroatypiques, renouant ainsi, par une route inattendue, avec son intérêt initial pour la neuropsychologie.
L'entrepreneure avant la stratégie
L'une des idées centrales défendues par Alissa peut se résumer simplement : une stratégie, même excellente, reste difficile à appliquer durablement lorsqu'elle repose sur une entrepreneure épuisée, en doute permanent ou déconnectée d'elle-même.
Elle en a fait l'expérience. Avant de travailler sur son identité et son état intérieur, elle a investi plus de 10 000 euros dans le copywriting, la prospection, le closing et l'acquisition client. Des compétences utiles, mais qui ne répondaient pas au véritable problème.
Le déclic arrive lorsqu'elle cesse de chercher uniquement la prochaine technique et commence à travailler sur la personne chargée de l'appliquer.
Sa formule tient en trois mouvements : être, faire, recevoir. D'abord construire l'identité et la sécurité intérieure. Ensuite agir et déployer les stratégies. Enfin, se rendre disponible aux résultats, sans transformer chaque objectif en épreuve de force contre soi-même.
Le business devient alors une extension de soi, et non une machine qui exige régulièrement un sacrifice humain à l'autel du chiffre d'affaires… Parce qu'au fond, le plus stratégique n'est peut-être pas de construire le business, mais de construire la personne capable de le créer, de le porter et de le faire grandir.
Une transformation qui confirme sa voie
Parmi les premières personnes accompagnées par Alissa, une jeune femme, Elsa, l'a particulièrement marquée. Au début du suivi, elle manque de confiance, se sent peu légitime, vit son hypersensibilité comme un poids et a beaucoup de mal à se placer au centre de sa propre vie.
Au fil des échanges, elle apprend à protéger son énergie, à faire du tri dans certaines relations, à poser un autre regard sur sa sensibilité, à investir en elle et à sortir progressivement de sa zone de confort.
Elle commence à faire des activités seule, affirme davantage ses choix et envisage aujourd'hui de se lancer elle-même dans l'entrepreneuriat.
Pour Alissa, cette évolution confirme une intuition essentielle : avant d'accumuler les méthodes, il faut parfois permettre à une personne de croire qu'elle a le droit de construire quelque chose pour elle.
Se montrer sans script : une victoire très concrète
Pendant longtemps, Alissa redoute de se montrer sur les réseaux sociaux. L'écrit lui permet de partager ses idées sans s'exposer complètement. La vidéo, elle, ressemble davantage à un projecteur braqué sans bouton "annuler".
Le travail réalisé sur elle-même change progressivement la donne. Elle commence à publier sur YouTube, TikTok et Instagram.
Au départ, chaque vidéo est soigneusement scriptée. Aujourd'hui, elle peut parler face caméra sans texte préparé, développer ses idées naturellement et laisser apparaître sa personnalité.
Sa chaîne YouTube est encore jeune, mais Alissa ne mesure pas chaque initiative à sa rentabilité immédiate - elle construit son audience, gagne en régularité et avance avec une philosophie nouvelle : étape par étape, sans transformer la patience en faute professionnelle.
« J'ai la conviction que je vais réussir, donc je ne me mets plus la pression. »
La phrase pourrait sembler paradoxale. Elle résume pourtant très bien son évolution : davantage de confiance, moins de contrôle, et une ambition qui n'a plus besoin de courir en criant pour prouver qu'elle existe.
Des outils pour structurer une activité qui lui ressemble
Pour développer son activité, Alissa regroupe progressivement son écosystème dans LearnyBox. Elle y a transféré son e-mail marketing, créé des pages de capture pour sa newsletter et une masterclass, et héberge les modules vidéo utilisés dans son accompagnement.
Elle prévoit également d'y construire de nouvelles formations destinées à prolonger les contenus qu'elle partage sur ses réseaux sociaux.
La plateforme lui permet ainsi de relier ce qu'elle aime faire : transmettre, structurer, accompagner en profondeur et créer une expérience plus fluide pour ses clientes, sans assembler son activité avec dix-sept outils, trois carnets et une prière adressée aux dieux des flux et des intégrations.
Ses conseils pour mieux travailler avec une personne hypersensible
Le parcours d'Alissa lui a aussi appris ce qui peut permettre à une personne hypersensible de déployer réellement ses capacités dans un environnement professionnel :
-
S'intéresser à la personne avant de ne regarder que sa performance ou ses livrables.
-
Questionner sa manière de faire avec curiosité et respect, plutôt que comparer ou corriger brutalement.
-
Lui laisser de l'espace et reconnaître que le silence, l'isolement ponctuel ou le besoin de calme ne sont pas un désengagement.
De la considération, des questions bien posées et un peu d'oxygène : parfois, le management peut tenir dans moins de slides qu'on ne le pense.
Son conseil aux entrepreneures hypersensibles : prendre rendez-vous avec soi
Lorsqu'on lui demande quel premier geste elle recommande, Alissa ne parle ni de tunnel de vente ni de calendrier éditorial.
Elle conseille de réserver chaque jour un rendez-vous avec soi-même. Quinze minutes peuvent suffire : marcher, rester dans le silence, couper les écrans, s'asseoir sur un balcon ou simplement laisser le système nerveux redescendre de quelques étages.
Ce temps permet de retrouver de la clarté, de la créativité et une perception plus juste de ses besoins. Il ne s'agit pas d'une récompense accordée après avoir terminé toute la liste. C'est une condition pour continuer à avancer sans se vider en route.
« Je me crame intérieurement » - le profil d'entrepreneure qu'elle accompagne
Aujourd'hui, Alissa s'adresse principalement aux femmes entrepreneures hypersensibles qui se reconnaissent dans une situation bien précise : elles travaillent beaucoup, contrôlent tout, donnent énormément… et finissent par se sentir intérieurement épuisées, bloquées ou déconnectées de leur propre activité.
Certaines débutent et doutent constamment de leur légitimité. D'autres génèrent déjà un chiffre d'affaires solide, mais n'arrivent plus à franchir un palier parce qu'elles ont construit leur croissance sur la surperformance et l'oubli de soi.
Son accompagnement individuel se déroule sur trois mois, avec un coaching chaque semaine. Avant chaque séance, la cliente découvre un module vidéo consacré au thème travaillé. Après l'échange, elle réalise un protocole d'introspection concret et apprend progressivement à s'accorder un véritable espace quotidien.
Le parcours suit quatre phases :
-
Révélation : identifier les mécanismes, rôles et stratégies mis en place pour se protéger ou survivre.
-
Déconstruction : remettre en question les croyances limitantes, conditionnements et masques sociaux devenus trop étroits.
-
Construction : bâtir une identité et des fondations plus solides, choisies plutôt qu'héritées.
-
Incarnation : traduire cette nouvelle posture dans les décisions, la visibilité, les relations et le développement du business.
Des masterclass viennent consolider chaque phase afin que les clientes puissent revenir sur les notions importantes lorsqu'un doute ou un ancien automatisme refait surface.
L'objectif n'est pas de transformer leur sensibilité en armure ni de leur apprendre à fonctionner contre leur nature - il est de leur permettre d'en faire une force, de poser des limites, de retrouver leur énergie et d'utiliser enfin les stratégies business sans disparaître derrière elles.
Pourquoi ce parcours en quatre phases ? Parce que s'il est relativement facile de comprendre un schéma, il est souvent beaucoup plus difficile de cesser de le reproduire...
La plupart des femmes qu'Alissa accompagne savent déjà, au moins en partie, ce qui les freine - Mentalement, elles ont compris.
Mais le corps et le système nerveux ne se mettent pas à jour sur simple présentation PowerPoint : lorsqu'ils ont appris pendant des années à associer exposition, ambition, conflit ou réussite à une forme de danger, ils continuent parfois à déclencher les mêmes mécanismes de protection.
Résultat : on avance, puis on recule. On comprend, puis on recommence. On change de stratégie sans parvenir à changer véritablement de niveau, jusqu'à s'épuiser à lutter contre ses propres automatismes.
Les quatre phases ont donc été pensées pour travailler plus profondément : faire évoluer à la fois ce que l'on comprend de soi et ce que l'on se sent réellement capable de vivre.
Autrement dit, apprendre progressivement à un cerveau hypersensible qu'il peut avancer, réussir et prendre davantage de place sans devoir repasser systématiquement en mode survie.
Pourquoi nous avons eu envie de raconter son histoire
Son parcours n'est pas une success story lisse. C'est précisément pour ça qu'il résonne.
Deux refus de master, des expériences salariées difficiles, un premier client impayé, des mois sans chiffre d'affaires, un retour temporaire au salariat et plusieurs changements de direction auraient pu devenir autant de preuves qu'elle devait renoncer…
Elle en a fait autre chose : des informations utiles pour la suite - Chaque détour lui a appris à mieux comprendre la psychologie humaine, les profils atypiques, la peur de se montrer, les mécanismes de suradaptation et le prix de la surperformance.
Autrement dit, tout ce qui constitue aujourd'hui le coeur de son accompagnement.
Alissa n'a pas abandonné son ancien projet. Elle l'a transformé. Elle voulait comprendre le cerveau et aider des personnes atypiques à trouver leur place - Elle le fait désormais depuis un autre terrain, avec une approche nourrie autant par ses connaissances que par ce qu'elle a elle-même traversé.
Et, parfois, trouver sa voie ne consiste pas à choisir enfin la bonne route. Cela consiste à regarder toutes celles que l'on a parcourues et à découvrir qu'elles dessinaient déjà la carte.
Découvrir l'univers d'Alissa
Alissa partage ses réflexions et ses conseils autour de l'hypersensibilité, de l'identité, de la confiance en soi et de l'entrepreneuriat sur LinkedIn, YouTube, TikTok et Instagram.
Les femmes entrepreneures hypersensibles qui se sentent épuisées par la surperformance, bloquées dans leur développement ou trop souvent reléguées au second plan de leur propre business peuvent également la contacter pour découvrir son accompagnement individuel de trois mois.
Vous êtes entrepreneure et vous avez l'impression de stagner, de vous "cramer" intérieurement ? Vous savez maintenant qui contacter ;)
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